Le Breis fait sa rentrée : les élus socialistes bretons ensemble à Pontivy ce matin

C’était ce matin à Pontivy.

Notre Breis de rentrée.

Avec notamment Marylise Lebranchu, Pierrick Massiot, Pierre Karleskind et Loïg Chesnais-Girard.

Un Breis consacré à la décentralisation, à la régionalisation des fonds européens, à la mise en oeuvre de la Banque Publique d’Investissement régionale.

Autant de réformes mises en oeuvre par le Gouvernement qui doivent nous permettre de lutter avec efficacité contre la gangrène du chômage, contre les inégalités territoriales et sociales.

Car si nous nous félicitons tous du récent regain de croissance, et sommes convaincus avec le Président de la République que la courbe du chômage peut s’inverser en cette fin d’année, (d’ailleurs nous accueillons en ce sens favorablement les derniers chiffres bretons du chômage), nous savons aussi, que malgré ces frémissements, ces signes positifs, la crise économique et sociale reste là, qu’elle est dure, que le chômage demeure massif, et que les précarités sont énormes et les inégalités profondes.

Un contexte qui nous convaincs, peut-être plus que jamais, qu’il nous faut plus de décentralisation.

Que seule une réforme ambitieuse et courageuse permettra de contribuer au redressement productif de notre pays, à la relance de notre économie, en libérant les énergies créatrices de nos territoires.

Au même titre que l’accord national sur l’emploi ou le crédit impôt compétitivité, les emplois d’avenir, de génération ou aidés, pour ne citer que ces mesures.

Car nous en sommes profondément convaincus, la relance de notre économie ne pourra être forte et durable que si des collectivités territoriales aux responsabilités et moyens renforcés, peuvent démultiplier par leurs propres actions au cœur des territoires, les effets des réformes impulsée par notre Gouvernement.

Et rappelons-le sans cesse aux esprits chagrins et à tous ceux qui voudraient s’opposer à ce mouvement de l’histoire.

L’histoire récente de notre République nous apporte bien les preuves tangibles que les vraies réformes décentralisatrices, (pas celles de 2004 ou 2010), ont permis à la fois d’améliorer les services publics si utiles à notre vie de tous les jours, mais aussi d’accompagner avec efficacité l’économie de nos territoires, de par les capacités renforcées de nos collectivités à investir et à être aux côtés des porteurs de projets, des industriels, chefs d’entreprises, artisans, commerçants qui créent l’emploi sur nos territoires.

Et que si les socialistes bretons tiennent par-dessus tout à cette réforme,c’est qu’ils sont convaincus qu’elle peut contribuer à notre bien vivre ensemble en Bretagne, auquel nous sommes tant attachés.

Car si notre Bretagne a un temps été épargnée par cette crise économique et sociale internationale, elle est rattrapée elle aussi. L’automobile, l’agro-alimentaire, l’électronique connaissent des soubresauts majeurs qui peuvent en effet faire vaciller ce bien vivre ensemble.

Et si nous pouvons comprendre à certains égards le ras le bol de certains patrons bretons exprimé haut et fort par le Comité de convergence des intérêts bretons, si nous pensons comme eux, malgré les avancées arrachées au gouvernement, que cette écotaxe arrive peut-être au plus mauvais moment (Mais n’oublions pas non plus qu’elle est l’un des instruments financier mis en oeuvre pour financer à terme les grandes infrastrutures de transport que nous réclamons à raison), si nous sommes profondément touchés et interpellés par les appels des salariés concernés par les restructurations industrielles et les pertes d’emplois, nous devons aussi avoir confiance en notre pays, en l’action de notre gouvernement, et redire inlassablement quel est le sens de notre politique, et comment nos collectivités sont tous les jours au combat de l’insertion professionnelle, de la formation, de l’aide à la création d’entreprise, aux côtés de ceux qui innovent et qui exportent notre Bretagne et son savoir-faire avec succès, et que ces dernières pourraient aller plus loin encore pour peu qu’on les laisse faire et qu’on leur en donne les moyens.

Et que dans ce contexte, où les concurrences économiques et territoriales sont de plus en plus exacerbées, que nous sommes aussi convaincus que la régionalisation de la BPI sera source d’efficacité, au même titre que la régionalisation des fonds européens, notamment pour les PME/TPE.

En clair, que loin d’être un débat technique, réservé à quelques spécialistes des institutions, il s’agit bien et tout simplement grâce à cette réforme de donner à nos collectivités les moyens d’agir en proximité pour améliorer notre vie de tous les jours.

Michael Quernez. Président du Breis.