Pacte d’avenir pour la Bretagne : l’intervention de Richard Ferrand lors de la session du conseil régional de jeudi dernier

Richard FerrandMonsieur le Président, mes chers collègues,

« Je vous dois une confidence : Voici quelques jours, à peine le pacte d’avenir était-il connu… je me suis réveillé au son de la voix d’une éminente personnalité de la droite de cette hémicycle… qui expliquait que le pacte d’avenir qui nous réunit aujourd’hui était un chèque en bois…. C’était sur
Radio Breiz Izel.

Pourtant, la genèse et la réalité du pacte d’avenir qui nous réunissent aujourd’hui mérite d’autre chose que d’une formule aussi lapidaire qui fait fi du travail accompli.
Dans l’agroalimentaire,tout,ou presque a commencé avec le dépôt de bilan en juin 2012 du groupe Doux et le licenciement de près de 1000 salariés.

Ce sont produits à la suite,concentrés dans le temps et dans l’espace,d’autres accidents industriels projetant dans l’angoisse du lendemain plusieurs milliers de bretonnes et de bretons.

Insuffisante organisation des filières,erreurs stratégiques, incurie de certains dirigeants,manque d’anticipation puis de solidarité de groupements,rapacité de grands groupes….voilà les sources qui ont créé la tempête économique et sociale en Bretagne.

Ces défaillances ou restructurations d’entreprises, qui ne se sont pas limitées au secteur
agroalimentaire (et je pense à l’automobile ou à aux télécoms) mettent à mal notre économie et nous interrogent sur notre avenir.

Dans ce contexte de détresse sociale et de doute, l’annonce de la mise en œuvre de la taxe Boorlo à mis le feu aux poudres.

Face à une crise cruellement réelle,l’exécutif du Conseil régional, les départements, les
agglomérations, les pays et les parlementaires de la majorité se sont puissamment mobilisés.

Entendant notre appel, le Premier Ministre a proposé, dès le 16 octobre, et confirmé le même jour devant à l’assemblée nationale, que soit élaboré un pacte d’avenir pour la Bretagne, un pacte élaboré chez nous et par toutes les forces bretonnes, un pacte auquel l’État prêterait main forte au nom de la solidarité nationale ».

Retrouvez ici l’intégralité de l’intervention de Richard Ferrand, Président du Groupe Socialiste et apparentés du Conseil régional de Bretagne.